Dernière visite de l’année, mais visite « châtelaine »…

Qui ne connait pas Miranda, ou Noisy, certainement le spot le plus connu dans cette frange de population photographique, mais pourtant que je ne connaissais pas encore, du moins, pas encore visité…
Une rencontre s’imposait… réalisée avec Dark Taz, ce samedi de fin d’année.
Après quatre heures de route direction le chnord, et le soleil qui arrive au dessus de la Belgique, on pensait bien que les lumières seraient fantastiques, à coup sûr… C’était le cas.
Une visite hallucinante, irréelle, ce château gigantesque est posé comme un sucre au bord de la colline (une vraie savonnette cette colline), on découvre stupéfaits un lieu très délabré, vraiment ruiné, attaqué par l’humidité et les champignons, extrêmement dangereux, les seuls occupants rencontrés étant d’autres collègues, provenant des Pays-Bas, d’Allemagne, de Belgique, d’Angleterre, d’Irlande… Amusant, rassurant aussi en cas de problème…
Le château est plein de surprises, des tourelles, des escaliers incroyables, des recoins étonnants, des salles flamboyantes, le tout, mité, défoncé, près à s’écrouler… C’est certainement la première et seule visite que j’y ferai, je ne donne pas cher de la peau des prochains visiteurs…
Une première image, pour donner l’eau à la bouche…

Note pour les puristes : j’ai nommé mes images en « Château Bruyant », non pour agacer les chatouilleux, ni pour cacher son nom véritable, mais juste parce que le jeu de mot avec « Noisy » était tentant, le tout mâtiné de râles et cris de certains urbexeurs vraiment pas discrets lors de la visite. Ça m’a fait penser à ça : un château silencieux, au fond de la forêt belge, mais au final, bruyant. Trop bruyant même…

Une poignée de quarts d’heure sur place, à profiter des golden hours, heures idéales pour la prise de vue, surtout dans ce genre de lieu baigné de lumière par endroit, mais aussi caché dans la pénombre…
Au final, je déconseille cette visite, vraiment très dangereuse, les étages supérieurs sont descendus d’un ou deux niveaux, les briques, tuiles, plâtres tombent comme de la neige, de l’eau goutte de partout, elle s’est infiltrée dans tout l’édifice, qui est maintenant une éponge friable, à mi-chemin entre le carton et le bois flotté… on peut dire qu’il tombe en ruines presque « en temps réel »… alors que le temps est depuis longtemps statique ici. Je ne sais pas ce qui restera dans un ou deux ans. Les murs extérieurs, qui semblent costaux d’apparence, ont commencé eux aussi leur travail de chute vers le sol, une aile est d’ailleurs sans toit, ce n’est qu’un début…

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